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Hypersensibilité et Slowpreneuriat, avec Flavia Do Vale

Emilie Grau: [00:00:01:04] Bienvenue pour ce nouveau Portrait de Slowpreneur, où j’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui Flavia Do Vale, que je suis depuis un petit moment sur Flavia, Je vais t’introduire rapidement, mais je te laisserai le faire après, bien mieux que moi. En fait, je veux simplement dire à tout le monde pourquoi j’avais envie de t’interviewer. Tu es sensible, amoureuse du vivant et tu as une vision engagée pour la nature et l’écologie personnelle. Donc vraiment une vision holistique de l’entrepreneuriat qui me parle à 100%. Je l’appelle slowpreneuriat, que tu l’appelle Eco-entrepreneuriat. En fait, finalement, tout ça va dans le même sens. Donc voilà, je suis ravie et on a d’autres points communs qu’on va aborder dans le sujet et que j’ai hâte de creuser avec toi. Donc bienvenue, qui es-tu? Comment te présenterais tu à nous, à la communauté ?

 

Flavia Do Vale: [00:01:04:29] Oui, bonjour Emilie. Merci. Je suis déjà très touchée, honorée. Que tu m’invite et qu’on puisse échanger enfin ensemble dans ce moment de connexion et d’échanges avec qui je suis.

 

Emilie Grau: [00:01:21:02] Eh oui, je n’ai pas dit le nom de ton entreprise:  Slow Life. Tu te présentes comme semence de graines ? Oui, peut être que tu peux commencer par-là?

 

Flavia Do Vale: [00:01:35:24] Tout à fait. Je dirais que je suis un être sensible pour commencer dans une société qui, à mon sens, l’a vraiment rendu invisible. Cette qualité est même rendue comme quelque chose de de négatif. Et comme tu l’as dit, une amoureuse et une passionnée du lien qui nous unit aux vivants. Donc vraiment, dans ce lien du vivant global, l’humain, la nature et la terre. Et oui, je me nomme une semeuse de graines. Je sème autant dans ma vie pro que perso. Et c’est vraiment comme ça que je vis, que je suis et que je partage. Et c’est vraiment cette idée de semer, de cultiver cet art de vivre en conscience autant que possible et dans cette idée, sous donc un pas après l’autre. Un jour après l’autre et au fil des saisons de la vie. Et je pense que tu l’auras remarqué, mais ma manière de parler à cette sensibilité, comme dirait poétique et toujours avec cette empreinte nature,

 

Emilie Grau: [00:02:39:19] Ce qui m’interpelle tout de suite, que tu parles de sensibilité et du vivant. Et en fait, c’est tellement lié. On n’est pas tous sensibles au même niveau, bien qu’on soit tous des êtres vivants. On a échangé récemment ensemble en off sur l’hypersensibilité. Tu soulignes que la notion d' »hyper » nous montre comme différents mais que c’est la société qui n’est pas adaptée. J’aime bien ce point de vue-là. Parce que bon, on pourrait dire que c’est encore encore une étiquette. Mais finalement, se reconnaître dans cette catégorie, ça veut dire comprendre qu’on fonctionne pas forcément comme tout le monde, comme le modèle prédominant. Et c’est correct. On n’est pas tout seuls. Faire reconnaître qu’il y a d’autres gens qui sont comme nous, ça a un côté rassurant. Et on est assez nombreux parmi ceux qui ont choisi la voie du slowpreneuriat à être de grands sensibles. Et pour moi, sensible, ce n’est pas de la sensiblerie. C’est vraiment cette sensation d’être connecté au vivant, comme tu dis, de faire les choses en conscience, d’être connecté à notre intuition. Comment tu vis ça dans l’entrepreneuriat toi?

 

Flavia Do Vale: [00:04:02:28] Alors je le vis déjà tout court, beaucoup mieux. J’ai appris en fait à la laisser s’exprimer cette sensibilité, et je crois que c’est le secret. C’est la vivre pleinement dans toutes ses facettes. Et c’est pas forcément facile de l’accepter, mais du moins de l’accueillir. Parce que finalement, cette sensibilité, elle est présente dans le vivant tout court et ça nous permet d’avoir cette connexion de tout et que on a tous et toutes cette sensibilité qui est présente à des degrés, comme tu dis différent et qui nous rappelle justement qu’on n’est pas seul. Et cette sensibilité, oui, me permet de vraiment éveiller tous les sens et la conscience qui m’amène à développer on va dire à un autre niveau mon intuition qui était déjà présente, mais qui m’a permis vraiment de l’ancrer, de la développer, qui passe par, entre autres, les cinq sens et d’autres et qui m’accompagnent dans mes accompagnements. Qui… j’ai à cœur qu’ils soient personnalisés, donc j’accueille, vraiment dans ma sensibilité, dans mon intuition, les personnes comme elles sont à l’instant T. Parce que c’est pas forcément comme elles l’étaient par rapport au questionnaire quand je leur envoie au préalable ou comme commence la séance. Et puis vraiment, dans l’écosystème aussi slow, en prenant en compte toutes les sphères pour moi de ce qu’est l’écosystème slowpreneurial ou éco entrepreneurial, comme tu disais finalement, tout est lié. Donc, oui,

 

Emilie Grau: [00:05:29:09] Est- ce que tu veux nous dire pour toi ce que ce que c’est, le slowpreneuriat et ta définition, parce que qu’on a tous, au fur et à mesure que le terme se développe, se diffuse… On a tous notre perception. On y met aussi notre personnalité. Donc, mon slowpreneuriat est peut-être différent du tien et différent des autres, certainement. Et c’est ça qui est bien ce qu’on apporte tous. Notre couleur au slowpreneuriat tout en allant quand même dans une direction commune. Donc, qu’est ce que c’est pour toi, Flavia?

 

Flavia Do Vale: [00:05:57:19] Pour moi, le slowpreneuriat… Bien sûr la première porte d’entrée, comme j’aime à dire, c’est prendre le temps, c’est ralentir et le transposer aussi au côté entrepreneuriat. Mais c’est être avant tout dans ce qui est dans l’instant pour soi et ce qui va nous entourer. Parce que je pars du principe. Encore une fois que quand j’ai créé Slow Life, ça va faire partie d’un écosystème qui va interagir avec mon écosystème personnel, mais aussi avec ce qui va m’entourer. Donc, les personnes avec qui je peux travailler, les clients… et donc c’est vraiment prendre en compte ce qui est la nature aussi cyclique de mon entreprise parce que finalement, elle est reliée à qui je suis. Donc, c’est vraiment dans ce côté-là que j’applique le slowpreneuriat dans un écosystème, comment je l’ai développée.

 

Emilie Grau: [00:06:47:15] Alors il y a quelque chose qui me fait plaisir parce que tu es la première slowpreneure que j’interview, qui me parle enfin d’écosystème. Et d’ailleurs, je crois que les autres slowpreneurs que j’ai vu sur le web ne parle pas vraiment d’écosystèmes. Donc je suis ravie que quelqu’un, d’autre part, le même langage que moi parce qu’effectivement, pour moi, c’est pas juste cette notion de ralentir. C’est la première porte. Il y avait d’autres mouvements avant nous avec le début du mouvement slow. Donc il est même aussi vieux que moi parce que la slow food, ça date d’il y a déjà 40 ans. Et ne pas reconnecter le slowpreneuriat, rien à cette notion de vivant et d’environnement…dès fois, ça me dépasse. Quand je vois certaines personnes qui disent bah oui, non, mais moi, je veux juste ralentir parce que…on a tous des raisons. On a tous autre chose à faire dans notre vie et ça compte et c’est une première étape. Mais j’apprécie de voir, en tout cas moi, dans ce que je fais, et je trouve ça tellement … Qu’il y a plus de sens et que c’est plus plus enthousiasmant de voir qu’il y a d’autres portes derrière et de remettre vraiment ça au sein d’un ajustement d’un écosystème. Est-ce que tu peux nous parler de ton rêve pour le monde avec avec Slow Leaf, qui tu veux impacter et pourquoi?

 

Flavia Do Vale: [00:08:06:14] Oui, je me permettrai juste de rebondir sur ce que tu as dit. Et ça me fait aussi plaisir de rencontrer quelqu’un qui prend en compte, on va dire, le côté global du mouvement Slow Life. J’avais été très surprise, d’ailleurs, de enfin trouver ce côté-là lié à l’acronyme SLOW, qui montre vraiment l’étendue de ce qu’est le mouvement Slow Life, où il y a vraiment ce côté avec S. Le côté durable peut peu, voire pas du tout, d’impact sur l’environnement. Le L pour locale artisanat, producteurs locaux. Il y a le O pour organique biologique, produit sains et durables et le W. Je n’ai pas la bonne prononciation en anglais, mais Whole, je crois, c’est complet, entier, donc produits bruts, non transformés, non traités. Et c’est là que ça montre l’étendue du mouvement slow qui, c’est vrai qu’on peut survoler assez rapidement parce qu’on parle slow food, slowpreneuriat… Mais ça va plus loin que ça. C’est vraiment une philosophie de vie qui va sur d’autres philosophies qu’on peut relier à la permaculture, l’écologie, etc., et on peut avec toutes ces clés, créer un écosystème. Donc je te rejoins totalement.

 

Emilie Grau: [00:09:11:03] Là, ça m’enthousiasme. En plus, alors, ceux dont tu as parlé avec cet acronyme, je l’avais pas entendu, donc j’irai, j’irai voir ont peut-être pu partager avec nous des ressources. Ça ne me enthousiasme de voir ça parce que vraiment, j’ai eu un moment où j’étais un peu fâchée. J’étais contente que cette tendance du slowpreneuriat se mette en place parce que ça fait un moment que j’en parle. Mais j’avais l’impression que les gens l’utilisaient de manière tellement réductrice, comme juste un autre hashtag de plus sur les réseaux sociaux. Et ça fait du mal aux termes. J’ai même écrit ça, je crois, une fois en disant « mais Attendez, vous en faites un gros mot, là ». C’est quelque chose de noble. Alors que la crise sanitaire, la pandémie a permis à beaucoup de gens de ralentir et ça, c’est très bien. Beaucoup de gens se sont intéressés au mouvement Slow et ça, j’en suis ravie. Donc, c’est de bonne chose, les gens se sont rendus compte qu’ils pouvaient ne plus prendre les transports et donc travailler chez eux à un autre rythme, et ça, c’est super. Mais vulgariser les choses et perdre ce qui fait l’essence du mot, c’est tellement dommage.

 

Flavia Do Vale: [00:10:15:09] Mais je te partagerait l’article que j’ai écrit dessus justement.

 

Emilie Grau: [00:10:21:01] Donc si tu veux, on peut revenir sur ton rêve pour le monde. Alors qui veut tu impacter et pourquoi?

 

Flavia Do Vale: [00:10:26:25] Qui je veux impacter? J’ai eu beaucoup de mal avec cette question. Encore une fois, j’encourage de sortir aussi de ce qui est. Je me suis rendu compte que je n’arrivais pas à rentrer dans une catégorie précise de personnes, non pas par peur de me dire si je restereins , je vais ne pas pouvoir atteindre certaines personnes, mais plus dans le sens où mon message ne s’adresse pas forcément à qui, même s’il faut vraiment nommer les personnes en conscience qui commencent à être en conscience. Mais moi, c’est plutôt quoi? A quoi je m’adresse dans l’être et en fait, je me suis rendu compte que je souhaite toucher tout simplement les coeurs. Vraiment, l’âme en conscience ou qui sur le point d’être en éveil. Il y a eu quelque chose qui s’est allumé, qui a connecté avec son coeur, qui est présent en chacun et chacune de nous, qui. Ce lien commun ont fait qu’on a tous et toutes ou on sait. Encore une fois sensible et plus subtil. Mais je ne sais pas faire, en tout cas autrement, que parler depuis mon espace du coeur pour m’adresser au cœur des âmes. Vraiment de cette partie d’eux qui s’éveille en fait à au vivant et après peu importe, je vais leur proposer différentes portes d’entrée de ce qui eux leur parle pour cette connexion et cette reliance.

 

Emilie Grau: [00:11:53:11] Alors on n’a pas parlé de ton parcours, mais tu as un parcours comme de nombreux hypersensibles et multipotentiels, qui a fait plein de choses dans la vie, qui t’ont amené où tu es aujourd’hui. Donc, je reprends mes petites notes. Je crois que tu as été socio-esthéticienne, infirmière, vétérinaire. T’est passé aux ressources humaines et donc tout ça a amené à ce que tu fais aujourd’hui du coaching holistique?

 

Flavia Do Vale: [00:12:15:03] Avec une certification et une dernière en coaching. Une attestation, j’ai beaucoup aimé son approche, Au Québec, où elle demande à faire une attestation pour un introspection pour soi, pour vivre vraiment et être. Donc ça, moi, ça, c’était tout à fait en phase pour ensuite faire la certification de coaching holistique avec ce qu’on a appris, comment nous on le vit, comment ensuite le transposer et créer ses propres outils pour ensuite accompagner les personnes. Donc, oui. C’est une de mes dernières formations.

 

Emilie Grau: [00:12:45:20] Et on m’a pas dit ça la dernière fois, j’ai interviewé un entrepreneur qui s’appelle Steve Dubois, qui revenait du Portugal après deux ans d’expatriation. Et toi, tu viens de t’installer au Portugal. Génial, donc, avec dans l’optique d’ouvrir un éco lieu. Si j’ai bien compris. Ça aussi, ça me passionnait de parler de ça avec toi. Tu peux nous en dire un peu plus?

 

Flavia Do Vale: [00:13:09:06] On s’est dit pourquoi on suit le chemin qui est censé être présenté par la société et attendre la retraite pour mettre en œuvre notre rêve. Simplement voilà, on s’est dit mais en fait, est ce qu’on a la possibilité de le faire avec un minimum de sécurité ? Et si oui, on y va maintenant. Donc fin décembre 2020, on es arrivé au Portugal et donc on a un point de chute chez mes beaux-parents et là, on en train là. Actuellement, je te reçois donc proche de Lisbonne dans un AirBnB et on explore en fait les zones du Portugal. Donc on connait quand même assez bien, mon mari est originaire du Portugal. Mais voilà, maintenant, on cherche le terrain, on vous construit une maison en bois écologique, développer la permaculture des plantes médicinales et c’est vraiment un projet de long terme, un projet de vie tant pour le perso que pour le professionnel. Parce que moi, je me projette, avec Slow Leaf, vraiment, avec du présentiel, vraiment de faire vivre les gens, vraiment lâcher le mental, vraiment se se mettre au contact de la nature, les plantes médicinales et on va dire apprendre d’une autre manière, plus ludique que le côté on se pose et on est dans le mental. Mais lâcher et juste ressentir.

 

Emilie Grau: [00:14:30:02] Alors, tu le sais, ça résonne à 100% et ça touche mon cœur puisque j’ai suivi le même parcours que toi un peu plus tôt.

 

Flavia Do Vale: [00:14:36:18] Oui c’est comme ça que je t’ai connue

 

Emilie Grau: [00:14:40:00] C’était ne pas attendre la retraite. Ne pas attendre les vacances pour profiter, donc. Moi, je suis parti m’installer dans la campagne française que j’ai quitté depuis. Je suis aussi maintenant dans Airbnb. Je vais le dire, malheureusement, parce qu’on est de nouveau en recherche. L’endroit était trop grand, en fait, parce que nous, on avait acheté un micro-hameau, mais ça m’a connecté à la nature et on a aussi ouvert un éco lieu, effectivement, et c’est une aventure fantastique. Donc, je te souhaite vraiment de trouver l’endroit pour ton projet. Parce que parce que c’est … voilà quand je repense… Moi donc, j’ai quitté l’endroit avec beaucoup de tristesse et j’en ai encore beaucoup puisque on n’a pas trouvé le nouveau. Donc oui, il n’y a pas encore de sur quoi se re-projeter. Mais quand est lié à une terre comme ça, c’est vraiment très puissant, mais surtout que nous, on avait la nature vraiment sauvage. Donc je ne sais pas commencer au Portugal, je ne le connais pas.

 

Flavia Do Vale: [00:15:29:04] C’est pareil. C’est vraiment ce qu’on recherche, c’est le but. Puis le Portugal a cette particularité qu’on arrive sur le terrain. On ne peut pas couper des arbres, encore moins les chênes, parce qu’ici, c’est protégé, donc, et nous, ça convient. Notre projet, c’est notre but, c’est le terrain nous choisi. On choisit le terrain, donc c’est dans les deux sens. Et le but, c’est de faire avec ce qu’il y a sur le terrain et non de chercher à tout changer. Parce que de toute façon, quand on va arriver, on va être dans l’observation. C’est voir ce qui est au fil des saisons, sur un an et ensuite on travaille en harmonie et encore le mot travailler, mais c’est un autre sujet. Mais voilà, si la permaculture mais ouais, c’est si simple.

 

Emilie Grau: [00:16:09:03] Alors on voit avant d’arriver sur dans le Lot, je vivais sur la Côte d’Azur, où il y avait très peu de saisons, on avait surtout l’été et le fait de se reconnecter aux saisons, comme tu dis d’avoir un an ou tu observes. Et l’année d’après, tu sais où sont les plantes. Je savais où je pouvais aller cueillir telle et telle chose. Mais quelle joie !

 

Flavia Do Vale: [00:16:28:01] Pourquoi là l’hiver ça ressemble à ça? Et puis finalement, tu le dis au printemps. Wow! C’est magnifique!.

 

Emilie Grau: [00:16:33:16] Oui, nous, on a la chance d’être arrivés au printemps. En plus, on est passé du Sud-Est au Sud Ouest, donc on avait une luminosité en juin, jusqu’à pas d’heure. Donc les premiers temps, on était complètement déconnectés dans le jardin. On pensait qu’il était 8 heures du soir, il était 10 heures et quand on travaille et qu’on a un bureau, j’ai vu la vue sur un tilleul magnifique, ça aussi sur un cadre de travail qu’on peut sortir, faire des balades. J’ai encore la chance. Là, on est en Provence, on peut sortir, se promener.Mais c’est vrai que vivre cette connexion à la nature chaque jour quand on travaille, surtout quand on travaille comme nous, beaucoup sur un écran d’ordinateur écran, c’est hyper important. Justement, je voulais aussi aborder ce sujet-là avec toi parce que c’est, pour moi, on va dire vital. J’essaye de retrouver une petite question. Voilà, c’était ça. Comment est-ce que tu fais, toi, pour réussir à gérer ton essentiel et où ta connexion au vivant dans le monde actuel qui est hyper connecté à la machine et au digital.

 

Flavia Do Vale: [00:17:37:17] Hum, ça va être très simple. C’est tous les matins, peu importe le temps que je peux y accorder, même c’est minimum une minute, c’est de prendre le temps de passer du réveil à l’éveil. S’il y avait ce côté avec tous les métiers que j’ai faits, surtout un fermier, un vétérinaire, un métier comme ça ou on se lève, on sait à quelle heure on commence, mais pas qu’elle heure auront fini. On enchaîne. On. Prend pas le temps de se rendre compte qu’en fait, on n’a pas bu de la journée, des choses quand des choses comme ça.Donc sans pour autant aller jusqu’au digital.Mais on est vraiment, voilà. Et bien, c’est vraiment…Je suis réveillé tant que possible, naturellement. Et c’est vraiment de mettre hors de la chambre tout ce qui téléphone, de ne pas y aller tout de suite et juste de me réveiller, de prendre le temps de me scanner et de voir ce qui est en fait. Et puis, il me demande de me demander comment est-ce que je me sens? Comment ça se traduit ? Et puis, en fonction de la réponse que j’ai. Qu’est ce que je peux m’apporter pour m’accompagner pour commencer cette journée ? Et c’est ce qui va me donner mon fil conducteur juste pour là aujourd’hui, et c’est régulièrement quelque chose que je me pose dans la journée et avant maintenant, ça devient un automatisme, mais avant, je me le mettais sur une alarme, sur mon téléphone. La technologie, quand on est dans la journée, on est dessus. Autant l’utiliser à bon escient. Donc maintenant, je me dis j’avais mis une petite alarme ou régulièrement ça sonnait en me disant « comment tu te sens ? ». Et c’est vrai que juste l’avoir… On a oublié qu’on se l’emi, on regarde, en fait. Bah ouais, c’est vrai. Comment je me sens ? Ah oui, c’est vrai que là, depuis tout à l’heure, je suis en train de taper comme ça…

 

Emilie Grau: [00:19:06:07] Je me suis demandé ça. Et donc ça, c’est bien de me mettre une petite alerte. J’ai une amie qui disait avait une voix qui lui disait « Il est l’heure de boire ton verre d’eau, Nathalie ! ».

 

Flavia Do Vale: [00:19:19:14] C’est ça dès le matin. Oublier tout ce qui est digital et vraiment se reconnecter à soi. Prendre le temps de regard sa météo intérieure. Et Ensuite de vraiment prendre le temps de regarder dehors pour se connecter. Ou des plantes d’intérieur si on envie. Et régulièrement durant la journée…De toute façon, on vit avec la société actuelle. On est sur digital. Utiliser le digital aussi pour soi, mais à bon escient. Et donc ça, cette petite technique, elle est toute simple.

 

Emilie Grau: [00:19:47:25] C’est un très bon rappel. Merci du partage. Je te rejoins aussi sur le fait de ne pas dormir avec les téléphones, les ordinateurs, les télé dans la chambre ou se réveiller sans ça. Tu as peut-être constaté en passant de la ville à la campagne, puisque tu es-tu en région parisienne…je ne sais pas si l’endroit où tu vis est très peu densifié, mais moi, je suis passé d’un endroit où j’avais la gare routière des panneaux. Il y avait un contrat de 6 à côté, donc à un endroit où il n’y avait pas de lumière dehors, on était dans le triangle noir du Quercy. Donc le matin, en hiver, à 8 heures, il fait encore très nuit. Donc je t’avoue que je ne me levais pas avant 8. J’ai gardé cette habitude pour l’hiver aussi. On change le rythme, il n’y a pas de pollution lumineuse, donc on se réveille autrement.

 

Flavia Do Vale: [00:20:33:13] C’est vrai, je confirme.

 

Emilie Grau: [00:20:35:20] Tu nous a parlé de ce moment de météo intérieure. Est ce que tu as d’autres rituels ou routines? Je n’aime pas tellement le mot routine. Je préfère le mot rituel, je ne sais pas pour toi, mais des rituels slow qu’une j’utilise dans ta journée que je souhaiterais partager avec nous.

 

Flavia Do Vale: [00:20:56:18] Celui qui est vraiment, on va dire, mon essentiel. J’ai mis longtemps à l’identifier parce que ça s’est fait très vite, naturellement, beaucoup plus en arrivant ici. Si le contexte s’y prête. Mais c’est la méditation contemplative. Et en nature principalement. Sans m’en rendre compte, j me extrait de tout ce qui est écran digital et et je vais à la rencontre de la nature et je vais marcher. Puis je peux m’arrêter parce que je trouve que l’endroit est sympa. Je m’assois et je peux passer un bon moment, juste à être là, à observer. Et du coup, j’entends aussi ce qui se passe à l’intérieur de moi. S’il y a vraiment un silence qui fait que ça me connecte aussi à mon silence intérieur. Et ça, cette impressionnante capacité à éveiller mes sens, à les laisser s’exprimer par ma sensibilité et ça nourrit mon âme à un point où je me sens rechargée, en fait. Et des fois, ça me recharge plus que le fait juste de se poser et de vraiment méditer, méditation accompagnée ou autres. Mais c’est vraiment ce lien à La nature, ouais, cette méditation contemplative en lien avec la nature… C’est vraiment quelque chose qui est très présent plusieurs fois par jour.

 

Emilie Grau: [00:22:07:18] Oui, je comprends aussi, puisque j’ai eu l’occasion, l’occasion d’en profiter. Et nous, on a vu la chance qu’on a fait quelques travaux dans le jardin, tu oas peut être vu les photos, puisque tu avais suivi à l’époque. Oui, on a fait une phyto-épuration et donc on a dû déplacer des gros rochers et on s’est retrouvé avec un très, très gros rocher qu’on a pu mettre sur un chêne sous un chêne. Et donc, j’avais un espace de méditation au sec superbe. Je ne sais pas si on retrouvera ce genre de chose, mais pouvoir se créer des petits endroits comme ça, dans le jardin ou dans la nature, si on en croise. C’est vraiment super, ça. Alors, tu veux dire autre chose?

 

Flavia Do Vale: [00:22:47:05] J’étais en train de me rendre compte qu’en fait, je n’ai pas de rituel à proprement parler, mais je sais ce qui me ce dont j’ai besoin en fonction de comment je me sens. Et j’aime à dire à chaque fois que je pioche dans ma mallette rameuse un mieux-être pour le matin et après durant la journée, et c’est ce qui compose mes rituels. Donc c’est vrai que j’ai du mal à citer un rituel en particulier. Celui qui est mon essentiel, c’est la méditation contemplative en nature. Mais après, en fait, je pioche et c’est ce que j’invite les gens à essayer de faire. C’est se faire même un petit carnet de vie. Et dès qu’il y a quelque chose sur nos textes, des fois quand on est dans le moment, dans le flot des émotions, en fait, on n’a pas le recul pour se dire OK, je me sens comme ça. Peut-être que ça, je vais l’essayer et ça va peut-être aller et en fait, s’autoriser à tester, en fait.

 

Emilie Grau: [00:23:35:21] Alors j’ai vu dans tes offres de service que tu faisais des petits ateliers de bujoing Je ne savais même pas qu’on disait ça pour Le Bullet Journal. Donc, j’ai découvert un temps grâce à toi. Donc quand tu parles de Petit Journal, c’est de ça dont tu parles en fait.

 

Flavia Do Vale: [00:23:50:24] Je fais un mix entre le journalisme et le carnet de vie, parce que je me suis rendu compte pour la perfectionniste que j’ai tendance à très vite redevenir le bullet  journal classique pour un agenda personnalisé tout ça, ça peut avoir le côté travers comme il peut avoir pour tout à retourner sur le perfectionniste, à contrôler, à organiser sans se laisser la place à de l’espace, en fait, et à la créativité. Le lâcher prise, donc, ça, un petit remix pour laisser la possibilité aux personnes de se le personnaliser, mais de s’approprier, en fait ce qu’on apprend pour se le remodeler à qui on est sur l’instant T, je précise toujours son instant T. Ce qui on était, c’est pas ce qu’on est aujourd’hui et ce n’est pas ce qu’on sera demain.

 

Emilie Grau: [00:24:39:14] J’adore les feutres, j’en ai plein et moins. Pour moi, le temps des mains est très important. Oui, donc, je me suis toujours dit OK, je vais faire un journal. Et puis finalement, je dessine sur des feuilles et des journal illustrés j’en fais très peu et on aprofondissant sans ma réflexion quand j’ai découvert le terme que tu utilisais, je me suis dit mais finalement, en fait, faire un journal, ça veut dire que je vais toujours être dans le passé. Alors que j’ai envie de profiter du présent, donc qu’est-ce que je veux en faire après de tous ces journaux? C’est vrai que je me suis dit ce c’est pas vraiment profiter du moment présent. Oui, tu prends conscience de ce qui s’est passé, mais en fait, tu le fais pour le reconsulter ou pas ?

 

Flavia Do Vale: [00:25:22:10] Ca dépend en fait, il y en a ça va être pour consulter, je suis team carnet. Il y a vraiment un carnet où lui, c’est pour consulter, parce que c’est vraiment un fil de pensée bien précis que je vais y noter. Mais il y en a d’autres. En fait, c’est juste pour déposer. D’accord pour laisser s’exprimer ma créativité. Donc il n’y a aucune page qui se ressemble. Il y a des fois, c’est parce que j’ai fait sur une feuille où j’étais en voiture. J’ai un tout petit carnet et j’ai noté plein de choses. J’ai fait un petit dessin et je vais aller le coller dans ce fameux journal. C’est en fait, pourquoi pas? Oui, bien sûr. C’est vraiment se laisser la possibilité de se dire que ce journal, il évolue comme on met sur l’instant sortir des cadres de:  Alors il faut qu’il y ait telle page de présence de telle ou telle chose telle et il faut que ça serve à ça. Ou sinon, on fait juste du journal créatif, collage ou juste. Et pourquoi ne mélangerait pas tout? En fait, vraiment comme ça résonne pour soi sur l’instant. Le but, en fait, c’est plus être dans l’instant et de se l’approprier comme on en ressent le besoin, sans penser au après.

 

Emilie Grau: [00:26:24:24] Mes carnets finalement sont un peu un mix de tout ça aussi. Donc ça, intuitivement, j’ai du faire ça. Alors je crois que dans sa biographie, tu évoques le fait d’avoir fait un burn out en 2017.Est ce que toi, Flavia, aujourd’hui, tu aurais quelque chose à dire à la Flavia de 2017? Quelque chose que tu as appris ou… Admettons que tu l’es en face de toi, Qu’est ce que tu lui dirais ?

 

Flavia Do Vale: [00:26:56:03] Avant qu’avant qu’elle fasse son burn out, avant que je fasse mon burn out, Ce que je lui dirais, c’est c’est OK, en fait, de montrer sa vulnérabilité,  d’oser dire que l’on ne peut plus, on fait, de ne pas chercher à rentrer dans l’engrenage et de dire qu’on sort de la roue où je le compare un peu au hamster. On est tous dans une Roue. Et puis, il y a un évènement qui fait qu’on est éjecté et soit on y retourne parce qu’on se précipite dans l’après. Soit on prend le temps de dire : elle continue à tourner sans moi, où est ce que c’est moi qui la faisait continuer à tourner? Ou est ce que c’est c’est la société qui faisait que ça me faisait tourner? Et donc, ouais, de ne pas se précipiter dans l’après, une fois qu’il y a eu le burn out. C’était vraiment. Ça veut pas se précipiter d’ans l’après, je ne l’ai pas assez fait à cette époque et de se laisser le temps et vraiment l’espace pour vivre pleinement ce qui est même si c’est inconfortable parce que c’est en l’accueillant qu’on retire les riches d’enseignements. C’est vraiment la clé.

 

Emilie Grau: [00:27:59:13] Finalement, ce que tu dis s’applique à de nombreuses situations que l’entrepreneur ou même l’humain toit pour rencontrer dans la vie, ou c’est prendre le temps de digérer, de composter…

 

Flavia Do Vale: [00:28:11:18] Voilà des parties de nous, des espaces ou des relations, des projets, des idées. Donc ça peut s’appliquer à plein de choses pour finalement laisser renaître autre chose. Mais cette autre chose, dans cet instant T, c’est sans que cette autre chose soit déterminée à l’avance dans le détail. On sait qu’ii va avoir un autre chose, mais ce n’est pas le ni le lieu ni le moment sur l’instant T dit d’y être, en fait, parce que là, on est déjà dans une projection et c’est intégré finalement, la nature cyclique en fait de la vie, de ce qui est de ce qui n’est plus. Et pour se laisser le temps, en fait, comme disait de composter ce qui doit l’être, c’est vraiment encore on va dire un peu plus en profondeur que l’instant présent, parce qu’on est vraiment dans le vécu, dans le ressenti de ce qui est sur l’instant. Donc oui, c’est ce que je lui dirais.

 

Emilie Grau: [00:28:58:10] Quel serait le conseil premier que tu donnerais un entrepreneur qui veut passer en mode slowpreneur ou écopreneur. Qu’est-ce que c’est? Qu’est-ce que tu lui conseillerais?

 

Flavia Do Vale: [00:29:20:27] La première chose que je lui dirais, c’est qu’il y a autant de slowentrepreneurs que d’êtres d’êtres humains sur terre. Pourquoi je lui dirais ça? Parce que on passe tous par la phase où on s’informe, on lit beaucoup de choses, on recherche. Mais après de laisser infuser, ne pas forcément se lancer encore tout de suite, donc c’est pour ça que je dis le slow, pour moi, c’est la première étape. Mais après, il y a vraiment ce côté de composter. Ça va faire le tri pour ensuite pour laisser éclore ce qui va, correspondent et live en ressortir une version qui va correspondre du slowpreneuriat, par exemple pour soi et de veiller aussi à ne pas tomber dans le piège. Et c’est très humain et c’est un travail continuel. Moi, la première du toujours moins parce qu’il y a souvent une opposition qui est faite, parce que c’est très naturel. Et pas de voir ça comme une opposition, mais comme voir une complémentarité. Parce que l’équilibre réside entre l’harmonie d’être et de faire. Ce n’est pas parce qu’on est slow entrepreneur. Ça ne nous arrive pas d’avoir de temps en temps des planning chargé, mais c’est en conscience, parce que sa nature cyclique et que là, on a l’énergie, mais qu’on maintient, on préserve cet équilibre avec l’harmonie en conscience. Encore une fois, pour moi, c’est des étapes.

 

Emilie Grau: [00:30:34:04] Ça me fait plaisir de t’entendre dire ça. On on a vraiment mis du sens dans ce qu’on fait et qu’on aime ce qu’on fait. On aime travailler, mais pas dans n’importe quelles conditions, pas pour n’importe quelle cause, pas avec n’importe qui. Et justement, on a décidé de faire le choix de le faire différemment. Oui, c’est pour ça que je suis entièrement d’accord avec toi. Pour moi, cette première phase d’alignement, on fait avec soi, avec son essence profonde et puis après, avec les gens avec qui on veut travailler. Ce positionnement, tout ça, c’est vraiment la première étape. Oui, c’est pour ça que je dis toujours, le premier pilier du slowpreneuriat chez Les slowpreneurs, c’est vraiment l’alignement business, mais avec soi, en fait. Et puis après, on met les autres étapes.

 

Flavia Do Vale: [00:31:29:17] C’est tellement ça! C’est un de mes rêves, de toute façon, c’est d’être tout simplement mon rêve pour le monde. C’est ça, c’est c’est simple et essentiel et en même temps, c’est tellement… C’est le plus challengeant je pense, parce que être tout simplement, quand on le dit, on ne dit pas oui, je suis, mais qu’est ce que ça veut dire être?

 

Emilie Grau: [00:31:49:01] Est ce que ça veut dire et comment on sait ce qui on est? Est ce qu’on doit enlever toutes les pelures d’oignon Du faux-soi qu’on a accumulés parce qu’on nous a dit Bah toi et ça, toi est ça. Et puis, en fait, on s’est cloné. Ah ouais, lui fait ça, ça a l’air bien, je vais le faire aussi. Puis hop, tu mets ton masque et les réseaux sociaux, malheureusement nous incitent à ça… Et des fois, il vous arrive des trucs comme ça toutes les deux. Hop les réseaux disparaissent, hein? Quelle aventure! C’est drôle, c’est une aventure qui nous est arrivé. En même temps, ce n’est pas drôle, mais bon, on l’a dépassé.

 

Flavia Do Vale: [00:32:21:09] Voilà, on l’a dépassé. Puis on a. Il y a des belles leçons. Ça fait aussi un travail sur soi. Ça permet de quoiqu’il arrive toujours, de revenir à des essentiels.

 

Emilie Grau: [00:32:30:21] C’est ça. Je ne sais pas ce qui s’est passé à cette période-là de l’année, mais plusieurs entrepreneurs ont perdu leurs comptes instagram au même moment. Donc bon, moi, au début, je me suis dit Ah bon? Et puis après, je me suis sentie soulagé. Je me suis dit ça laisse de la place …

 

Flavia Do Vale: [00:32:44:00] C’est ce que j’explique. On le vit bien, on en retire des enseignements, mais comme tout le monde, on est des êtres humains. On passe par toutes les phases. C’est juste que vu qu’il y a une conscience qui est rajoutée, on vit les étapes qui font qu’après, on est pleinement dans cette renaissance. Et on poursuit en fait.

 

Emilie Grau: [00:33:00:11] Cest ça d’ailleurs, c’est le terme que tu as utilisé: « Je poursuis mon chemin »Bon, ben moi aussi. De toutes façons, je sais pas quoi faire d’autre que faire. Alors, je suis arrivé un peu au terme de mes questions… Je t’avais posé la question d’une citation, mais avant ça. Est-ce que ce qu’il y a un livre que tu a adoré qui t’a amené, qui a aidé à façonner ton entrepreneuriat? Ça peut être très varié. Ça peut te servir sur le plan que tu aimerais citer, partager, nous faire découvrir.

 

Flavia Do Vale: [00:33:40:21] Vraiment en soi, je pense que ce qui m’a vraiment amené à tout ça, c’est vraiment mon cheminement. Sur cette période-là, je m’étais vraiment coupé pour vraiment être dans un silence. Ça s’est fait très instinctivement.  J’étais dans une période où tout le monde, dans sa bienveillance, me sollicitait et m’encourager, où il y avait ce qui allait Mode Wonder Woman ou ceux qui me disaient Ah non, mais moi, je serais toi, je laisserais tomber. Et en fait, j’avais besoin de… Je n’arrivais plus à m’entendre, en fait. Donc c’est pour ça d’ailleurs que la citation que je t’ai que je t’ai transmise, c’est vraiment celle qui, pour moi, m’aide à garder en tête… Celle de Bouddha, que chaque matin est une naissance. Est-ce que nous faisons aujourd’hui, C’est ce qu’il y a de plus important et aujourd’hui maintenant, je me le suis approprié en gardant en tête que d’avoir confiance et que ce que je vis aujourd’hui, c’est ce que j’ai semé hier et ce que je vais vivre, c’est ce que j’aime aujourd’hui. Donc, c’est pour cela que j’ai dit ce passage de cette nouvelle année calendaire, pour moi, j’y suis pas encore, mais je suis en train de laisser venir accueillir pour ensuite cueillir ce qui va éclore pour cette année et que je vais décider en conscience au fur et à mesure de l’année, ce que je vais semer pour que ça soit ce qui est. Donc, c’est vrai, ce serait plus cette citation en fait, plus une pensée et une réflexion qui m’accompagnent régulièrement.

 

Emilie Grau: [00:35:06:12] Alors, je rebondi sur ce que tu dis. Finalement, comme toi, j’ai arrêté de faire des plans sur la comète. Je ne sais pas combien d’années quand je vois qu’il y a des gens qui disent encore « tu le vois ou dans cinq ans? » HOu là, attendez. Déjà, j’ai décidé d’avancer de trois mois par trois mois

 

Flavia Do Vale: [00:35:45:13]  Et puis, il y a des choses qui demandent plus qu’une année.

 

[00:35:46:07] Bien sûr, mais on peut avoir des intentions de direction. Oui, et ça, on en a besoin. Mais on s’est fait des engagements. On a des raisons d’être avec nos entreprises. On s’est fixé des missions, mais voilà. Après, il faut laisser de la place à l’émergence de le la vie. Il faut. J’essaye d’éviter d’utiliser ça. Donc, laissons la place si on peut à l’émergence.

 

Flavia Do Vale: [00:36:11:15] C’est là où il y a le plus beau, bien souvent. C’est tellement important.

 

Emilie Grau: [00:36:18:24] Je suis ravie d’avoir d’avoir eu cette discussion avec toi, est ce que tu veux dire autre chose, partager autre chose avant qu’on clôture ce portrait?

 

Flavia Do Vale: [00:36:34:06] C’est la seule chose que je pourrais partager-là qui me vient, c’est l’importance de se rappeler tout simplement qu’on est avant même… l’être humain pour moi, n’est pas assez parlant, mais des êtres vivants, on est pas, on n’est pas des faire humains, on est des êtres humains et qu’on est là pour vivre. On est là pour, peu importe qu’on n’adhère ou pas, aux côtés qu’on est des êtres spirituels, vivant une expérience humaine ou autre. Mais la langue française est tellement belle, avec vraiment ces rappels quand on prend le temps de lire ou d’écouter des êtres humains, pas des faire humains et de revenir à l’être. Ça, ça revient à qui je suis et de vraiment cultiver en fait sa vie comme une expérience. Parce que c’est ce qui nous façonne, c’est le chemin. C’est la richesse des rencontres, des partages, de ce qu’on pensait que la journée serait. Est ce qu’elle a été finalement de faim? Moi, ça m’émerveille, ça m’émerveille de penser à certaines choses. Et puis de me dire Ah ben tiens, finalement, la journée. Ou bien et c’est ça la magie, c’est qu’est-ce que ça vient chercher chez nous? Et bien que même si des fois c’est inconfortable, on a du mal à accepter. Et c’est Ok, on ne ne demande pas forcément d’accepter la situation, d’autant en ce moment qui ne sont juste pas acceptables pour ce qui est juste pour soi. Mais de se dire j’accueille et accueillir, ce n’est pas se résigner ou s’abaisser, c’est accueillir l’émotion derrière ce qui est et des fois, derrière une émotion, il y en a encore une autre. Donc, qu’est ce que ça vient m’apprendre? Toujours revenir à soi, mais pas en s’arrêtant à ça et en mettant une barrière. Mais ensuite, pour pouvoir se dire OK, maintenant, qu’est ce que je renvoie? Qu’est-ce que je décide d’être? Donc, ça serait vraiment ça : être libre d’être.

 

Emilie Grau: [00:38:20:26] Merci pour cette fin très sage. Je vais mettre sous la vidéo les liens vers des réseaux, ton site Internet, une ta newsletter qui s’appelle Inter-liée. Donc merci à tous ceux qui ont écouté ce portrait et à bientôt.

 

Les liens cités dans l’interview : 

Emilie Grau

Emilie Grau

Emilie est la fondatrice de Slowpreneurs.com et Marlie Digital. Elle apporte chez Slowpreneurs son expérience slowpreneuriale, son expertise en marketing digital et sa passion pour le leadership régénératif pour t'aider (re)créer un business model qui ne crame ni tes ailes ni la planète. Pour plus de joie, de sens et d'impact postif.

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1 réflexion sur “Hypersensibilité et Slowpreneuriat, avec Flavia Do Vale”

  1. Bonjour Emilie,
    Encore merci pour cette invitation et ce doux moments de partage & de connexion.
    Au plaisir d’échanger à nouveau ensemble 🙂
    Une douce journée

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A PROPOS D'EMILIE GRAU

emilie grau

J’accompagne depuis 2014 ans la stratégie digitale des entrepreneurs hypersensibles et éco-spirituels.


Je suis spécialisée dans la transition vers le Slowpreneuriat depuis 2017.

Parce que le Time Machisme,  la Digital Addiction, le changement climatique et la bio-dégénérescence des éco-systèmes font des ravages sur la santé des entrepreneurs et de la planète, il est temps de montrer la voie d’une nouvelle façon d’entreprendre et de s’engager.

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